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 "Mizuki" c'est un prénom mixte

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Mizuki Kasukabe

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Messages : 86
Date d'inscription : 21/03/2017

Sam 29 Avr - 12:44


Mizuki Kasukabe



Nom : Kasukabe
Prénom : Mizuki
Genre : Homme et (très) fier de l'être !
Âge : 19 ans
Espèce : Humain
Nationalité : 100% Japonais
Orientation : Hété... Non, homosexuel du coup.
Occupation : Daigakusei en seconde année + Petit boulot dans un magasin de téléphones
Lieu de vie : Ville, dans un appartement avec mon frère préféré !

Caractère

Les cours n’ont pas encore commencés, je suis à ma table, celle où j’ai été placée en début d’année et qui reste plus souvent vide que honorée de ma présence. On me regarde, tantôt impressionnés, tantôt inquiets. Mais jamais on vient me parler.

Il y a de quoi être impressionné. Rares sont les jours où j’accepte de mettre les pieds dans une salle de classe. Ces jours-là, ce sont ceux où les plaintes de mon frère m’ont été trop insupportables. J’ai plutôt pour habitude de passer mes journées en ville, à flâner ou dans la salle d’arcade.
C’est une habitude que j’ai depuis bien trop longtemps, depuis mes années de collège. Tout a débuté avec des moqueries, des insultes même parfois, à mon encontre. Des enfants mal intentionnés ou non qui se riaient de moi et qui n’hésitaient pas à user de représailles sur mon seul bouclier, mon seul et unique frère. Pour lui épargner ça, j’ai préféré m’éloigner des problèmes, des camarades, de l’école.

Une autre conséquence de ces comportements furent le mien. Il n’était pas question que je me laisse faire ou que je laisse mon frère me défendre. Contre les mots, j’usais de mes poings. Aux insultes je répondais par des coups. Ce comportement, si je l’ai tempéré, je l’utilise encore, préférant frapper que parler. Si ceci m’a déjà valu des ennuis, il m’a également valu le respect de personnes qui, comme moi, racontent des histoires à la force de leurs phalanges. Et c’est cela, autant mes fréquentations que mon savoir-être, qui inquiète non seulement mes camarades mais également mes professeurs et même mon frère préféré.

Voilà bien longtemps que je ne m’étonne plus de ma relative solitude scolaire. J’en ai peut-être l’air, mais je ne suis pas stupide, je sais très bien que je n’incite pas à venir vers moi et de même, je ne vais pas voir les autres. Parfois je m’en contente, d’autres moins. Dans ces seconds cas, j’ai la chance d’avoir un allié inestimable qui n’est autre que mon seul et unique jumeau, le seul qui ne rechigne jamais à être à mes côtés.

Cet allié inestimable n’est pas uniquement un médicament contre la solitude mais également une aide précieuse pour le terrible défi qu’est l’école. Je n’aime pas l’école, je n’aime pas y aller. Ce qui est compréhensible avec mon passif, mais c’est devenu viscéral. Avec mon absentéisme, je me retrouve en situation d’échec scolaire. J’essaie bien de m’intéresser aux cours les rares fois où je m’y présente, mais je n’y parviens pas. Trop rapidement, mon cerveau se déconnecte et ne demande qu’une seule chose : sortir de là, passer à autre chose. Ceci exaspère beaucoup mon allié qui prend pourtant du temps pour m’aider.

L’aide qu’il me prodigue est la seule que j’accepte. Dans les faits, je suis extrêmement autonome, étant déjà un petit adulte encore enfant. Depuis longtemps je choisi et achète seul mes vêtements et autres nécessités, prend seul mes rendez-vous chez les professionnels de santé et m’y rends tout autant seul. Tout aussi rapidement, je me suis émancipé de l’emprise financière de mes parents, me trouvant un emploi me permettant de m’offrir seul ce dont j’avais besoin.

C’était nécessaire, car si j’ai été très proche de mes parents dans mon enfance, je me suis rapidement éloigné d’eux dès que mes problèmes ont commencés à survenir. Ils ne s’en sont pas formalisés, prenant ça comme la conséquence de l’éducation qu’ils prônaient : savoir se débrouiller seul dès que possible.

J’ai également souhaité m’éloigner de mon frère, mais ce me fut plus difficile. On s’éloigne difficilement de son jumeau. Néanmoins notre relation est devenue moins fusionnelle qu’elle ne l’était. Ne souhaitant pas l’entraîner dans mes troubles, j’ai volontairement tu ce que je ressentais, aussi bien vis-à-vis de moi que vis-à-vis de lui, allant parfois jusqu’à devenir cassant et mauvais à son égard.

Mais maintenant que je me sens mieux, plus en phase avec moi-même, arriverais-je à lui dire ? Parviendrais-je à dire à cet homme, qui partage ma vie, que je l’aime plus que tout ? Que je l’aime plus qu’il n’est recommandable d’aimer son frère ?

C’est certainement la chose la plus difficile à surmonter que la vie m’a mis sur le chemin. Parfois je songe que je préférerais affronter mille fois tous les périls vécus par les héros des livres de science-fiction que je lis plutôt que de le lui avouer.

Et s’il venait à me repousser ? J’en ai peur. Cela casserait notre relation à tout jamais et j’ignore si je parviendrais à le supporter. Je sais qu’il m’aime, il me gâte, beaucoup trop. Le voilà encore qui vient vers moi. Derrière son dos, je ne peux manquer de distinguer le nouveau cadeau qu’il m’a trouvé et ça me remplit de joie. Non le cadeau en lui-même, mais l’attention.

Ah… Sakuya… Je t’aime tellement…

Physique

Parfois, lorsque je te vois venir vers moi, je ne peux pas m’empêcher d’avoir l’impression de me retrouver devant un miroir. Quoi de plus normal ? Après tout, nous sommes des jumeaux, il est normal que nous nous ressemblions plus que de raison.

Mais nous ne nous ressemblons pas plus que de raison. Nous sommes jumeaux, certes, mais de faux jumeaux et des différences, trop nombreuses à mon goût, nous éloignent l’un de l’autre. La première différence que l’on note entre nous est sans aucun doute la taille. Dix centimètres séparent son mètre soixante-douze de mon mètre soixante-deux.

Par la suite on remarque facilement que les traits de nos visages sont à peine similaire, Sakuya semblant beaucoup gentil et doux que votre serviteur. Est-ce que nos comportements nous ont taillés ces traits au fil des années ? Enfant nous avions le même visage de poupon. Serait-ce son sourire qui le rend si appréciable et moi si peu fréquentable ?

Pourtant j’aspire à lui ressembler, j’aspire à être davantage son jumeau que je n’y parais. Pour cette raison, dès ma plus tendre enfance j’ai cherché à m’habiller avec les mêmes vêtements que lui, dans le même style que lui, même si avec le temps nous avons beaucoup divergé mais il m’arrive encore de chercher à lui ressembler au niveau vestimentaire.

De même, je garde les cheveux avec une certaine longueur. Je les ais toujours eu un peu long et je n’ai jamais souhaité les couper à cause de Sakuya, pour être, faire comme lui. Ainsi s’ils paraissent bleus c’est aussi pour ça, pour qu’ils ressemblent plus aux beaux cheveux aux reflets bleutés de mon très cher frère, même s’il me faut user et peut-être abuser de coloration.

Cette couleur, ces reflets, ne sont peut-être qu’un instrument pour mettre plus en valeur une autre couleur de notre visage : celle de nos yeux. Tels deux petits saphirs, ses yeux présentent une couleur profonde et aussi magnifique que l’océan dans ses plus beaux jours. Comparés à ceux-ci, mes yeux ne sont même pas des aigues-marines de seconde zone mais c’est bien là l’une des choses qu’il est impossible de changer.

Malheureusement, caché sous mes vêtements, d’autres choses me rendent bien trop différent de l’être que je chéri plus que tout. Conséquences de lourdes opérations, des cicatrices s’étendent encore entre mes cuisses et le bas de mon ventre. Je les traite, je fais de mon mieux pour les minimiser mais je sais que jamais elles ne disparaîtront, silencieuses témoins du changement et rappels indésirables du passé.

Histoire

Au début, il y avait un homme et une femme. Comme au début de presque toutes les biographies. Nos parents étaient – et sont toujours de grand travailleurs. Ils ont tous les deux de hautes responsabilités dans leurs places respectives. Quels sont leurs emploi ? Ces fameuses responsabilités ? Je l’ignore. Ils n’en parlent pas et je n’ai jamais demandé, ça ne m’intéressent pas. Je sais juste qu’ils gagnent assez pour nous permettre de vivre dans un bel immeuble, un bel appartement et nous payer en plus de hautes études.

Peut-être vous me demanderiez aussi comment ils se sont rencontrés, comment fut leur vie de couple, comment elle est actuellement. Je ne pourrais pas vous répondre non plus. D’une certaine façon, c’est leur vie privée et ça ne me regarde pas. Ils respectent ma vie privée, je respecte la leur. Vous trouvez ça étrange pour un enfant de parler ainsi de ses parents ? Hé bien oui, j’ai toujours été un enfant étrange.

Pour être exacte, j’ai plutôt été une enfant étrange. Lors de la seule et unique grossesse de ma mère, elle a pu se rendre compte qu’elle était enceinte de jumeaux. Des faux jumeaux. Un garçon et une fille. Le garçon sorti en premier et fut nommé Sakuya. La fille vint en seconde et obtint le prénom de Mizuki. Lorsque je suis né, j’étais une fille.

Contrairement à dans beaucoup de familles japonaises, notre mère ne s’est pas arrêtée de travailler une fois mère. Mais ce n’est pas pour autant que nous manquions d’amour, au contraire. Nos parents étaient très aimant et prenaient soin de nous comme des parents modèle. Bien sûr nous avons vu, lors de nos premières années, davantage nos nourrices que nos parents mais cela n’a pas changé le fait que nous avons aimé nos parents et que nous les aimons toujours.

Peut-être plus que dans d’autres familles, on nous poussait à l’autonomie. Loin d’être des enfants rois, chéris, protégés et surprotégés, nous étions déjà préparé à devenir grands. Rapidement, nos parents nous on laissé choisir comment nous habiller, nous on laissé choisir les vêtements à acheter. Et ce jeu me plaisait. Dès que l’on voulait choisir pour moi, je refusais, piquais une crise. J’étais déjà une grande fille et je voulais qu’on le sache.

Alors je prenais des vêtements pour garçons. Je choisissais des vêtements similaires à ceux que prenaient mon frère et, à force de crises, on me laissait faire et les porter. Au final nos parents ont même fini par trouver ça mignon. Mais il n’y a bien qu’eux qui trouvaient ça mignon.

Bientôt nous intégrions notre première classe, la maternelle. Dès les premières confrontations avec l’extérieur, avec autrui, je ne pouvais ignorer que je n’étais pas comme je le pensais. Si j’avais pensé être comme mon frère, on m’a bien fait comprendre que ce n’est pas le cas, que contrairement à lui, je suis une femme et que je devais alors me comporter autrement. Ces réflexions furent faites tout d’abord par l’instituteur puis reprises par les autres enfants.

L’enfer commença alors. À mes yeux, je ne voyais pas ce qu’il y avait de mal à m’habiller comme mon frère, à me comporter comme mon frère. Je ne voyais pas quelle différence ça pouvait faire que je sois une fille et que lui soit un garçon. Mais pour les autres, c’était incongru. Un garçon devait s’habiller en garçon et se comporter comme un garçon. Une fille devait s’habiller en fille et se comporter comme une fille.

Je n’en voulais pas. Cette distinction entre fille et garçon, entre mon frère et moi, je n’en voulais pas. Alors je ne changeais pas, je persistais dans la voie que je m’étais choisie. Fille, habillée en garçon, les cheveux longs, j’étais la risée de ma classe. Les moqueries fusaient, de même que les insultes alors qu’enfants, ils ignoraient encore ce que ça signifie et tout le mal que ça pouvait faire. Mais ils savaient déjà que c’était méchant. Et je le savais également.

Je ne me laissais pas faire. Il était hors de question que je me laisse faire. Alors je répondais comme je pouvais. Je répondais avec de l’agressivité, criant contre ceux qui m’embêtaient. Mais ça ne changeait pas grand-chose alors je suis passé au niveau au-dessus. Des cris, je suis passé aux coups, finissant par user plus de mes poings que de ma voix.

À la moindre agression, la violence montait en moi. D’autant plus lorsque, conséquence d’avoir voulu me protéger, mon frère se faisait tout autant embêter que moi. Je ne voulais pas de son aide. Il n’était pas question qu’il se fasse tyranniser par ma faute. Doucement, je m’éloignais de lui en public, refusant de rester avec lui devant les autres, refusant qu’il m’aide, le repoussant parfois presque aussi violemment que mes camarades.

Avec le temps, l’angoisse montait à chaque fois que je me rendais à l’école. Même une fois entré à l’école primaire, cela ne diminuait pas et les moqueries s’accentuaient avec la force de mes adversaires. Petit à petit, je décrochais scolairement, m’inquiétant plus de savoir comment je devrais user des poings et si je sortirais victorieux que des cours et des examens.

Que ce soit ma violence, mes piètres résultats ou même mes absences injustifiées qui ont commencées au collège, ça ne m’a miraculeusement jamais apporté d’ennuis avec l’administration. Est-ce grâce à mon frère qui était toujours là pour m’aider avec mes cours et me défendre face aux adultes ? Sans lui j’aurai eu de bien gros problèmes. C’est probablement dans cette période, au collège, que j’ai remarqué que les sentiments que j’éprouve pour mon frère sont bien supérieurs à ceux qui qualifient normalement une relation entre frère et sœur.

Je me suis rendu compte également que je ne me sentais pas à l’aise dans mon corps. Au collège, il m’était nécessaire de porter un uniforme. Étant une femme, je dois porter un uniforme féminin, non ? Je ne le voulais pas. Je portais l’uniforme masculin, tout comme mon frère, je me sentais plus à l’aise ainsi. Cela n’était pas au goût de mes professeurs et de l’administration de l’école. Mais quand ils me demandaient pourquoi je me comportais ainsi, pourquoi je portais un uniforme masculin, pourquoi j’étais désagréable avec tout le monde, je refusais de leur dire quoi que ce soit.

Le mal-être, ce n’est pas quelque chose qu’on dit. Et encore moins à des professeurs, des étrangers, alors que je n’en parlais pas à mon frère que je chérissais tant. On m’a alors conseillé d’aller voir un professionnel qui pourrait m’aider. « Pourquoi pas, » je me suis dit. Je ne parvenais pas à me résoudre à aborder le sujet avec mon frère mais peut-être qu’un professionnel parviendrait à me mettre en confiance.

Ainsi j’ai rencontré un psychiatre. Je n’en ai pas parlé à mes parents ou juste assez pour ne pas les inquiéter, que l’on me conseillait de voir un spécialiste, rien de plus. Je dois avouer que le début de ces consultations furent un apport d’air frais. Parler ainsi de mes problèmes, de la façon dont je me sentais mal à l’aise dans mon corps, dans ma condition de femme, qu’on m’obligeait à me changer et que je ne le souhaitais pas, ça me fit un bien fou.

Le médecin me prescrivit des médicaments pour me faite me sentir mieux et je les prenais. L’effet mit un peu de temps à se faire sentir mais fini par venir. Mon corps changea petit à petit, devenant peut-être un peu plus proche de celui de mon frère, comme j’aspirais à être, et moins comme celui que je suis, que ma naissance m’a donné.

En grandissant, je finissais par me calmer. Même si je m’échauffais plus rapidement, j’appelais moins souvent aux poings, seulement quand on me poussait trop. Cependant, je continuais à sécher les cours et surtout à avoir de mauvaises notes. Et en entrant au lycée, je me trouvais une bande de… disons amis ? Eux non plus n’aimaient pas les cours. Eux aussi étaient pleins de violence. Eux aussi faisaient parler les poings.

Je traînais avec eux. Et je traîne encore avec eux d’ailleurs. Ils sont ce qu’on peut appeler de « peu recommandables » mais pour moi c’étaient des amis. Que je m’habille en homme ne leur posais pas de problème. Que je me comporte comme un homme était normal pour eux. À leurs yeux, j’étais un homme. Ont-ils un jour su ce qu’il en était réellement ? Je l’ignore.

Plus que jamais, je m’éloignais des salles de classes pour arpenter les rues avec ma bande. Parfois, souvent, nous allions nous approvisionner dans les supermarchés avec l’argent que nous avions, c’est-à-dire rien. Mais nous prenions quand même. Des ennuis, nous en avons eu mais, pour ma part, j’ai toujours réussit à éviter d’être attrapé par la police.

D’autres fois, nous nous retrouvions en train de nous battre avec des bandes rivales, bon moyen d’évacuer toute sa frustration, sa violence, une façon de mettre la pâtée à tout ceux qui m’ont embêtés tout au long de ma vie. Une façon aussi de me sentir vivant, plus vivant que jamais.

Pour la première fois, je me sentais intégré, je me sentais bien, avec des amis. Parce qu’à côté, je voyais la popularité de Sakuya grimper en flèche et ça me faisait du mal. Ça me faisait mal de le voir avec plein de monde alors que moi, tout le monde me craignait. Ça me faisait mal de le voir sortir avec d’autres hommes alors que je mourrais d’envie d’être l’objet de ses regards, de ses sourires, de ses baisers et plus…

Mais je me suis tut. Je n’ai rien dit et c’est certainement à ce moment où j’étais le plus éloigné de mon frère que jamais. Il ne voyait pas mes fréquentations avec un bon œil et surtout, voulait que j’arrête de les voir. Au point que j’allais parfois jusqu’à devoir user de violence pour qu’il me laisse y aller. Il ne comprenait pas que je puisse avoir besoin d’eux, qu’ils étaient les seuls avec qui je me sentais bien. En même temps, il ne pouvait pas car je ne le lui disais pas.

À dix-huit ans, j’ai volé de l’argent à mes parents. Malgré mes médicaments, je ne me sentais toujours pas bien dans mon corps. Alors, après avoir beaucoup réfléchi, j’ai décidé de partir. Je suis parti à Taïwan lors des vacances d’été. Mon voyage, seul, en secret, n’avait que pour but de recevoir une opération, une lourde opération que personne ne m’aurait fait au Japon. J’avais pris la décision de changer de sexe.

L’opération s’est bien passée. Je suis revenu au Japon alors que mes cicatrices n’étaient pas encore pleinement guéries. Bien entendu, j’ai reçu de lourdes réprimandes de ma famille pour être parti ainsi, sans rien dire. Et en réponse de ces réprimandes, je leur ai parlé. Je leur ai tout dit, tout sur ce que je ressentais depuis toujours, sur le but de mon voyage, sur mon changement de sexe. Maintenant l’opération faite, ils ne pouvaient plus rien dire d’autre que de me soutenir.

Peut-être ai-je terminé par me rapprocher un peu de mon frère grâce à ça, grâce à mon honnêteté, parce que j’ai parlé de ce que je ressentais. Mais je ressens encore quelque retenue de sa part et ça m’effraie. Peut-être est-ce dû au fait que je fréquente encore ma bande ? Je l’ignore.

Peu après mon retour, j’ai exprimé l’envie de m’éloigner du cocon familial, de vivre seul, loin de mes parents. À mon grand étonnement, mon frère a décidé de son propre chef de venir avec moi, de vivre avec moi. Nous avons trouvé un nouvel appartement, petit, une seule pièce. Mais c’était suffisant. Cette proximité avec mon frère, mon seul amour, me plaît énormément.

Avide d’autonomie, j’ai également fini par trouver un travail. J’avais déjà travaillé auparavant mais pour partir à Taïwan, je n’ai pas eu le choix que de démissionner. À présent, je travaille dans un magasin de téléphones. Ce n’est pas le luxe mais ça me permet de payer le loyer. Je ne vais pas beaucoup plus souvent à l’école, juste un peu plus. Peut-être j’irais plus souvent, mais j’ai encore besoin de rester avec ma bande… Même si un peu plus de proximité encore avec mon frère me plairait bien...

À propos...


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