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 Altercation entre professeure et élève ~ Mizuki

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Yume Kojiki

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Messages : 56
Date d'inscription : 09/05/2017

Mar 27 Juin - 19:18

Comme à son habitude, à chaque fin de cours, Yume se promène dans les couloirs de l'établissement. Elle regarde à droite et à gauche, salue les élèves, fait même le travail des surveillants lorsqu'elle se sent en forme. Elle discute avec les plus curieux et les plus intéressés, se dispute avec les plus rebelles et plus dangereux pour les autres. Sa simple présence montre aux autres son autorité, évidente puisqu'elle est professeure.

Elle regarde à travers les fenêtres de l'étage et voit les élèves flâner dans la cour de l'école. Certains rient, d'autres dansent pour amuser la galerie. De là où elle se tient, elle peut voir les plus jeunes, les nouveaux venus. Découvrir de nouveaux visages est un bonheur pour Yume. Cela veut dire qu'elle fait bien son travail, qu'elle est une assez bonne professeure pour que ses élèves passent à la classe supérieure. Et rien au monde ne peut lui faire plus plaisir que cela. Hormis retrouver sa famille. Mais elle sait qu'elle n'a pas le droit. Ce sont eux qui lui ont demandé de partir.

"T'as un problème, peut-être ?!
- Mais non, je...
- Bah si, vas-y ! Redis-le un peu, pour voir ?"

Grâce à son ouïe plus élevée que la moyenne, Yume peut entendre les discussions (ou plutôt, les altercations) entre élèves. Les voix viennent du fond du couloir, près de la porte qui mène aux locaux de nettoyage.
Sans plus attendre, Yume marche vers les trois garçons et la seule fille, dans le fond du couloir. Seul le garçon en train de se faire attraper par le plus musclé aperçoit la venue de la professeure, et il ne tente même pas de prévenir ses assaillants. Qui est coupable, là dedans ?
Ni une ni deux, Yume crie au garçon musclé de lâcher l'autre, plus frêle. Il se retourne vers elle, surpris. Il pose à terre l'agressé, et grimace. Il vient de se faire prendre en flagrant délit. La fille, quant à elle, se tortille sur place. Et bien et bien, qu'est-ce que c'est que ce bazar ?

"Puis-je savoir ce que vous comptiez lui faire, à ce pauvre garçon ?
- Il a voulu un rancard avec ma copine ! C'est un p'tit enfoiré, c'bât...
- Pas de vulgarité, je vous prie, commence-t-elle à élever la voix. Je ne veux plus vous voir ensemble. Et vous trois, allez dans le bureau du proviseur, on va voir ce qu'il en pense de tout ça. Tout de suite, et on ne rechigne pas !"

Sans vouloir plus d'ennuis, les trois s'en vont, le plus musclé jetant un regard noir au plus frêle, resté avec Yume. Malgré sa voix enfantine, Yume arrive à se faire respecter sans trop de soucis.
Elle regarde l'élève encore en face d'elle, attendant sans doute qu'elle lui dise quoi faire. Elle lui demande son nom et sa classe avant de le laisser vaquer à ses occupations. En parlant d'occupations...
Yume fait volte-face, et s'avance à pas de loups jusqu'à sa salle de classe. Décidément, une véritable tête en l'air,
celle-là ! Un élève était en train de l'attendre dans la salle !

Elle entre dans la salle, et s'excuse de son départ presque injustifié. Elle lui avait dit qu'elle reviendrait bientôt et qu'elle avait à faire, mais c'était juste sa petite balade habituelle. Défaut à corriger. Vilain défaut. Pas bien !
Elle s'installe à son bureau, arrange ses cheveux dont elle coince quelques mèches derrière ses oreilles, ajuste sa robe et défait les plis. Elle regarde l'élève. Mizuki Kasukabe.

"Excuse-moi encore une fois, Kasukabe. Bien, donc pour t'avoir obligé à rester à la fin du cours..."

Yume cherche dans son sac un cahier et sa trousse, en sort un plume à la pointe raffinée et travaillée, puis passe les pages encrées jusqu'à en trouver une vierge. Elle se ré-installe sur sa chaise, trouvant une position plus confortable,
et s'adresse à nouveau à l'élève.

"Tes absences ! Oui, c'était pour ça. Donc, tu as un justificatif ?"
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Mizuki Kasukabe

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Messages : 57
Date d'inscription : 21/03/2017

Mar 11 Juil - 21:47

Je sais que je devrais me rendre en cours. Sakuya n’apprécie pas que je sèche comme ça. Et je fais des efforts ! On ne dirait pas, mais j’en fait ! Mais c’est plus fort que moi ! Je préfère affronter toute une bande de caïds plutôt que d’affronter les professeurs, leurs réprimandes, et les regardes des autres élèves.

Mais aujourd’hui, j’ai surmonté le plus difficile. Les autres élèves de ma classe, que je connais à peine, juste vaguement de vue, un ou deux nom, m’ont regardé de travers. J’ai entendu, par-ci par-là, des gens dire qu’ils auraient préférés que je ne sois pas venu. Bien sûr, personne n’est venu me parler à part mon frère. Il devrait avoir honte d’avoir un paria comme so… frère, lui qui est si populaire. Être avec moi devrait lui causer des problèmes de popularité. Parfois, j’aimerais qu’il me laisse seul, quand nous sommes en cours, juste pour qu’il continue à être populaire. Alors j’ai peut-être été un peu trop froid et distant avec lui aujourd’hui, ce qui ne m’a pas mit de bonne humeur.

Pour couronner le tout, madame Kojiki, la prof, m’a demandé de rester après les cours. J’ai bien failli ne pas rester, mais ça n’aurait pas plu à Sakuya, alors que j’essaie encore de me racheter. Donc ! Je reste. Mais pas pour elle, pour Saku. Je sais déjà pourquoi elle veut me voir. Soit il s’agit de ma réputation, soit il s’agit de mon comportement, soit il s’agit de mes absences.

Alors à la fin des cours, c’est à contrecoeur que je suis resté bien que l’envie était plus que forte de partir, surtout que ça aurait été très facile de partir lorsqu’elle même est partie. J’ai vraiment prit sur moi ! On devrait me décerner une médaille pour ça !

Et puis elle en a prit du temps ! J’ai failli perdre mon sang-froid et partir, quitte à déplaire à Sakuya. J’étais justement en train de peser le pour et le contre, me tortillant sur ma chaise, quand elle revient de je ne sais où et je m’en fiche.

Et bien sûr, elle prend son temps ! En la voyant se remettre les cheveux en place et tout, je ne peux m’empêcher de soupirer lourdement en m’agitant encore plus sur ma chaise.

Quand elle me parle, je ne suis pas étonné pour un sou. Bien sûr, elle veut savoir ce qu’il en est de mes absences, si j’ai un justificatif.

« J’en ai, mais rien qui soit valable. »

J’ai sorti ça comme ça. Je sais que si je lui dit « j’avais pas envie de venir » ou d’autres choses du genre, ça ne lui plaira pas. Après tout, c’est une prof. Ce qu’elle veut c’est que je sois un gentil petit élève qui lui dise « désolé madame j’étais malade » pour justifier ses absences ou un truc du genre. Mais pas moi.

« Maintenant c’est bon, je peux partir ? »

Je suis déjà à moitié debout. Je n’ai pas envie de traîner ici, en plus on m’attends au boulot.
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Yume Kojiki

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Messages : 56
Date d'inscription : 09/05/2017

Mer 19 Juil - 17:34

Elle regarde son élève attentivement. En vérité, elle s'attend à avoir une réponse du style :"Je ne viens pas, et le pourquoi ne vous regarde pas." prononcée avec un ton désinvolte et provocateur. Elle n'en avait pas l'air, mais elle avait l'habitude de ce genre d'élève. Ce genre de cas peut être considéré comme un Hikikomori, mais il n'en a pas réellement l'air d'en être un. Certes, il ne vient pas en cours, ne donne aucune nouvelle et vient lorsque ça l'arrange, mais ce doit juste être quelqu'un de mal dans sa peau. Une phobie scolaire, sans doute.
Elle penche la tête sur le côté. En fait, elle aurait dû convoquer son frère, aussi. Il semble davantage l'écouter. Après tout, c'est important, la famille. Et les deux semblent proches, ou alors assez pour que Yume l'ait remarqué.

« J’en ai, mais rien qui soit valable. »

Oh. Au moins, il a le mérite d'être honnête.
Elle opine, compréhensive. Mais l'établissement a besoin d'un justificatif, quel qu'il soit. Mais avant qu'elle ne puisse ouvrir la bouche, l'élève se lève, prêt à s'en aller. Après seulement quelques secondes de conversation ? Il devait être pressé.

« Maintenant c’est bon, je peux partir ? »

Elle secoue la tête de gauche à droite, et ce plusieurs fois. Comme pour appuyer ce mouvement, elle fixe ses yeux et de sa gorgée sort une réponse brève :"Non".
C'était un peu trop ferme pour Yume, elle qui veut le mettre à l'aise et ne pas l'effrayer. Elle veut savoir pourquoi il se fait si rare dans les salles de classe. Sa table devient celle d'un fantôme petit à petit.

" Désolée, tu ne peux pas encore t'en aller. Dit-elle sincèrement, il me faut vraiment une explication. Tu sais, si tu as des soucis, que ce soit ici ou chez toi, tu peux en parler. "

Elle l'avait dit posément, sans détourner le regard.
Soudain, un éclair de génie la traverse. Elle ne montre rien de son idée, mais ce pouvait être une cause de ses absences. Avait-il vu des élèves se transformer ? Ou alors, des yokaï ? Ce genre de choses peuvent vraiment effrayer. Mais, connaissant le caractère, ça ne l'étonnerait pas.
Elle décide de reprendre, voire de reformuler sa question.

" La plupart du temps, on ne dit rien aux professeurs. Et pourtant, ce sont eux qui peuvent donner un avis objectif sans divulguer la moindre information puisque d'origine, ça ne les concerne pas. Vraiment, n'hésite pas à m'en parler si tu n'oses pas avec ton frère. "

Le ton était aimant, attentionné, compatissant presque. Un peu comme une mère parlerait à son enfant. Après tout, les élèves sont un peu comme ses enfants : elle les éduque, les punit, leur apprend des choses. Une grande famille remplie d'inconnus.
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Mizuki Kasukabe

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Messages : 57
Date d'inscription : 21/03/2017

Mer 19 Juil - 18:50

Cette professeur semble comme les autres, à croire qu’ils savent tout mieux que tout le monde, qu’ils sont mieux que vous et qu’ils savent même tout de vous. C’est quelque chose qui m’insupporte d’autant plus que c’est faux. Vous croyez que je n’aurais pas aimé ça, quelqu’un qui me connaît et qui me comprend ? J’aurais vraiment aimé. Et peut-être que si un professeur en avait été capable, je ne serais pas devenu ainsi et je serais meilleur élève.

J’espérais que mon manque de justification me permettrait de partir. Des heures de colles ou autre chose pour me punir d’avoir séché, j’aurais tout prit, même si je n’y aurais pas forcément assisté, juste pour pouvoir partir. Mais c’est sans compté sur madame je-suis-ton-prof-tu-m’écoutes.

Alors qu’elle me refuse ma liberté, je laisse échapper un petit grognement et me laisse tomber sur ma chaise, lourdement. Qu’est-ce que je vais devoir endurer, encore ? Il lui faut quoi ? Que je lui dise que je tabasse des gamins dans la rue pour leur piquer leur goûter ? Si ça peut me faire partir, je le lui dirais. Mais ce n’est pas la réalité et surtout ça risque de m’apporter des ennuis bien plus grave. Genre, la police.

« Je n’ai rien à dire. »

Elle me dit que je peux lui parler de mes soucis. Ce n’est pas la première à me dire ça, mais j’ai déjà essayé, autrefois, avec d’autres professeurs. Et ça n’a jamais abouti à rien. Alors je n’ai pas de raison de lui dire, à elle, maintenant. Elle non plus n’est pas capable de faire quoi que ce soit. Probablement, elle me ferait envoyer à l’hospice ou chez les flics. Que ce soit la camisole ou l’uniforme rayé, je n’en ai pas besoin.

Mal à l’aise, je change de position, sur ma chaise. Est-elle en train de m’inciter à me confier à elle ? Il n’en est pas question. D’accord, j’aurais bien besoin d’un confident, mais un professeur, pitié ! C’est l’idée la moins intelligente du monde !

« Je n’ai rien à vous dire. »

C’est ce que je dis. Mais en fait, au fond de moi, j’ai bien envie d’essayer. Même si je vis exclusivement avec mon frère à présent, nos relations restent tendues et ça me blesse, ça m’énerve, ça m’embête. Est-ce que… peut-être elle serait capable d’y changer quelque ?

« Mais… Vous savez… Il y a des choses que je ne suis pas parvenu à dire à mon frère… Et quand je l’ai fais, il m’en a voulu. Il m’en veut toujours… Je ne sais pas quoi faire. »

Pourquoi je lui dis ça ? Je n’en sais rien. Mais je me dis que ça vaut peut-être le coup d’essayer, peut-être qu’elle peut m’aider à faire en sorte que ça aille mieux.
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Yume Kojiki

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Messages : 56
Date d'inscription : 09/05/2017

Ven 21 Juil - 20:38

Brusquement, il se laisse tomber sur sa chaise. Il semble irrité et lassé. Yume comprend très bien qu'il veut s'en aller, après tout se faire gronder n'est jamais plaisant. Mais Kasukabe est un adolescent, et doit apprendre de ses erreurs. C'est le plus important. Comme ça, plus tard, il sera un adulte plus responsable.
Cette idée est assez séduisante, mais encore faut-il le remettre sur le droit chemin. Ou du moins, l'y aider.

« Je n’ai rien à dire. »

L'honnêteté et la franchise sont toujours de mises, apparemment. Ce n'était pas les mots les plus respectueux ni les plus amicaux, mais il parlait avec son coeur.
Elle n'est clairement pas une amie, encore moins une personne de confiance. Ce refus n'était pas le plus étonnant, bien au contraire.
Il était dans une position inconfortable ? Le voilà en changer.

« Je n’ai rien à vous dire. »

C'est encore plus précis que tout à l'heure. Il ne veut clairement pas en discuter avec elle. Et elle le comprend. Elle devait juste le convaincre de lui ouvrir son coeur.
Oh. Elle est un peu niaise. Qu'importe, il n'entend pas ses pensées, de toute façon.
Elle s'apprêtait à en découdre, à le convaincre, mais il fut plus rapide qu'elle :

« Mais… Vous savez… Il y a des choses que je ne suis pas parvenu à dire à mon frère… Et quand je l’ai fait, il m’en a voulu. Il m’en veut toujours… Je ne sais pas quoi faire. »

Ses yeux s'écarquillent. Elle est très, mais alors très surprise. Cependant, c'était un bon étonnement. Il semble vouloir avancer, et c'est tant mieux. Il a fait un pas vers elle, alors c'est à son tour d'en faire un vers lui.
Elle remet le bouchon sur le stylo, et le pose à côté du carnet. Ecrire ne sert plus à rien, il faut qu'elle lui soit entièrement attentive.

" Ah, donc ton frère est au courant. Il te l'a dit clairement qu'il t'en veut ou alors c'est par ses gestes ou autre ? "

Psychologue Yume est de retour, mais pas pour jouer un mauvais tour. Au contraire, elle est là pour l'aider et comprendre pourquoi il ne vient plus en cours, ou alors très peu.
Elle s'éclaircit la voix avant de lui préciser sa pensée.

" Enfin, parle-m'en si tu en as envie et si ça a un lien avec tes absences, bien sûr. "

C'était sans doute mieux, comme réponse. Après tout, elle n'a pas besoin de connaître sa vie en long, en large et en travers. Mais s'il avait besoin de se confier, pourquoi pas ?
Elle le regarde toujours aussi intéressée. Et toujours aussi inquiète. Si il en a parlé à son frère, et qu'il lui en veut... Peut-être que son frère est un yokaï et ne veut plus lui parler parce qu'il l'a découvert ?
Oùlà, cette histoire devient compliquée... Mais c'est fort possible. Il faut qu'elle s'entretienne avec l'autre Kasukabe. Yume en prend note dans un coin de sa tête.
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